Il était une fois… dans un pays pas si lointain que cela…dans une période pas si tardive que cela…

Il était une fois donc, dans ce pays proche à une période dont le souvenir pouvait encore effleurer la joue, un homme assis, la tête entre ses mains. Mais allons, pourquoi était-il assis là ? Pourquoi se prenait-il la tête ?

Un gros nuage s’était formé au-dessus de lui. On pouvait y voir des éclairs, tu sais, un peu comme ceux des orages de chaleurs : ils éclairent mais restent sourds de tonnerre. On pouvait y percevoir mille et une pensées, se bousculant, l’une prenant la place de l’autre, à la vitesse phénoménale de l’éclair.
Sa tête aidée de ses mains décrivait entre ses épaules un « non », son corps qui, jusqu’à présent n’avait pas bougé d’un iota, sous la pression du nuage fût pris de crispations intenses.
Sa respiration en fut presque coupée, il suffoquait…

Un petit garçon passait par là. Les adultes ne s’intéressaient pas à l’homme assis là. Oh, ils voyaient bien que son teint, ses cernes depuis quelques temps déjà ne laissaient pas entrevoir la vitalité et la joie de vivre. Mais que veux-tu mon vieux, les adultes, ils avaient déjà beaucoup de choses à gérer alors l’homme qui s’était assis là…comment dire…le teint, les cernes…pas le temps, pas l’envie, fallait avancer…

Le petit garçon, lui, il s’est arrêté. Il a regardé longuement l’homme assis là, le nuage, la tête, les mains, le corps.
Sa Maman lui avait bien dit de ne pas parler aux personnes inconnues. Pourtant ce Monsieur assis-là, il lui disait quelqu’un.

Le petit garçon s’est approché plus près. Il s’est aussi assis-là, à côté du Monsieur. Il a posé une main sur son bras. Il a murmuré quelques mots à l’oreille du Monsieur, mais déjà sa Maman l’appelait …

L’homme s’est relevé, il est rentré chez lui, s’est assis à son bureau. Il a tiré lentement le tiroir à sa droite, a plongé la main tremblante dedans, il a saisi ce qui l’attendait depuis fort longtemps. Il a sorti du tiroir ce vieux carnet, sur lequel il avait dans ses jeunes années l’habitude de consigner ses plus belles pensées. Il y a consigné, le cœur vibrant,  les quelques mots de l’enfant :

« Il est temps à présent pour tous les deux de nous RE-CO-NAÎTRE, es-tu d’accord ? Je suis là pour toi. Et toi, es-tu là pour moi ? »

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.
Florence ALPISTE
Sophro-Analyste

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