Combien j’aime mon mental ! C’est vrai, je peux le remercier, il est toujours là, présent, tel un gardien fidèle. Il a appris pour mon propre salut à faire que je m’adapte à de multiples situations. Il s’est forgé tout au long de mes années, mais voilà qu’à toujours le suivre, lui et ses croyances, je me suis retrouvée avec cette sensation de me sentir enfermée par lui. A vivre sur de l’acquis quitte à en oublier mes propres besoins et même à me couper d’une vitalité intérieure si précieuse à mon existence. Ceci je peux l’écrire à présent car il y a de cela presque 20 ans j’ai rencontré la sophrologie.

Je cheminais dans mon existence, obéissant aux filtres de mon mental, en mode pilotage automatique, suivant ce qu’il croit savoir et comparant et en jugeant pour mettre en place des stratégies d’adaptation, basées sur du passé. Les réponses aux situations rencontrées étaient activées autant physiologiquement qu’émotionnellement de manière automatique.

Vint ma rencontre avec la sophrologie, dès les premières séances, la sophrologue m’a indiqué qu’un des principes en sophrologie, est d’accueillir ce qui se vit ici et maintenant, comme si c’était la première fois. J’allais expérimenter dans un cadre sécurisé et bienveillant, la découverte de l’ouverture, l’accueil à ce qui se présentait en moi de manière naturelle, sans jugement et sans à priori.

Laisser entrevoir, au mental conditionné, que dans l’ici et le maintenant avec l’écoute psycho corporelle et sensorielle, d’autres informations étaient présentes.

Ai-je rencontré des difficultés ? Je vous l’ai dit, mon mental tel un fidèle ami qui me voulait que du bien, a tout de suite mis en action moultes stratégies pour que je ne lui lâche pas la main comme ça !
« Me relaxer ? Non, mais ça va pas la tête », disait-il, « tiens je t’envoie un peu de picotements dans les jambes, tu vas devoir bouger et te gratter, et comme ça, tu vas pas te relaxer complètement, non mais, c’est qui commande ?! »

Pourtant cette relaxation me faisait du bien ! Terminées les migraines du samedi matin après une semaine de stress au travail… Alors j’ai persévéré, j’ai informé mon mental qu’il était maître à bord, libre de descendre dans l’état de relaxation qui lui semblait le mieux. Ainsi rassuré, j’ai approfondi pleinement ma relaxation et découvert les exercices comme si c’était la première fois. Des exercices qui naturellement opéraient en moi un mieux-être et petit à petit mon mental avec son lot de croyances et de réponses adaptées a pu se poser, se reposer et accueillir la vivance de la conscience.

Votre mental veut du concret ? Voici le vécu d’une séance en cours collectif et l’expérience de Carine :

Ce jour là, Carine ne semble pas enthousiaste après que j’ai expliqué l’exercice de relaxation dynamique que nous allions réaliser. Elle était pourtant arrivée au cours joyeuse.
A l’évocation de la sollicitation du corps, après sa journée de travail, qui justement demandait de soulever du poids, le mental de Carine entre en action : « fais attention, l’épaule a grincé tout à l’heure….et si jamais elle recommence ?…

J’ai bien remarqué que sur le visage de Carine, l’expression est devenue plus fermée, c’est presque imperceptible : « Carine, il me semble que cette proposition d’exercice ne te plaise pas trop, y-a-t-il une gêne particulière ? »

« Non, non, ça va….bon, enfin… si : « j’ai eu une douleur à l’épaule, pas méchante, c’est musculaire mais j’ai peur qu’elle revienne… »

Après avoir vérifié si cette douleur était toujours présente, ce qui n’était pas le cas, j’ai invité Carine, tout d’abord, à se respecter : elle ferait comme elle le souhaite, c’est elle qui était maître à bord.
Je lui ai ensuite proposé l’option suivante : « Si tu le veux bien, réalise l’exercice comme si c’était la première fois et pour cela concentre toute ton attention dans l’ici et maintenant et dans l’écoute de ton corps. Le but n’est pas de faire un exercice de style avec ton épaule, offre-toi le cadeau de réaliser cet exercice à ta juste mesure, découvre-le comme si c’était la première fois, intègre-le et approprie-toi-le. Laisse jugement et à priori de coté par rapport à la qualité de sa réalisation, si jamais une crispation apparaît, modifie-le, fais cet exercice tiens.

La phénodescription de Carine fût la suivante :

« Au départ, je te l’avoue, je n’étais pas motivée pour faire l’exercice. J’avais eu en moi cette réflexion qui disait : « va-y, fais le, mais après si demain tu ne peux plus faire ton travail parce que tu as voulu faire comme tout le monde…tu ne viendras pas te plaindre ! », puis tu m’as dit que j’étais maître à bord, déjà la pression a un peu relaché. Je me suis dit : « Pourquoi ne pas le faire en suivant le conseil : comme si c’était la première fois…je serais bien à temps d’arrêter si je sens que ce n’est pas bon pour moi… »
La relaxation avec la respiration m’ont permis de me recentrer sur tout mon corps et la voix de mes craintes a été moins forte. Mon épaule à ce moment là faisait partie de la totalité de mon corps et je n’avais aucune douleur.
J’ai réalisé l’exercice jusqu’à sa fin, en écoutant les sensations de mon corps. J’étais dans l’accueil de ce qui ce vivait à l’instant dans mon épaule, dans mes muscles et dans le mouvement que je faisais. Si je sentais une crispation arriver alors je m’écoutais et modifiais l’intensité ou l’amplitude du geste. Je n’ai pas eu mal une seule fois ! »

La prise de conscience de Carine s’est faite à plusieurs niveaux : dans son rapport à son corps, dans l’écoute qui pouvait améliorer sa pratique professionnelle et éviter les contractures douloureuses, dans le respect de ses propres besoins, etc….

J’entends d’ici le questionnements de certains : « Oui, c’est bien, mais on fait comment pour que le mental lâche un peu la prise ? »

La sophrologie, par ses protocoles qui incluent des techniques spécifiques et naturelles, permet l’ouverture de la conscience et l’apaisement du mental.

La première des clés : PRATIQUER sans quoi, encore une fois, seul le mental aura été informé !

Florence Alpiste
06 37 69 61 00

Un grand merci pour son autorisation de partage de sa phénodescription à « Carine », dont le prénom a été bien entendu modifié.

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